C'est Paques !!! youpi !! Je voulais t'emmener à la messe hier, mais tu aurais sûrement eu trop froid. De plus, cette messe a duré longtemps; il y a eu quatre baptêmes d'adultes, dont deux s½urs sûrement –qui ont fondu en larmes, et moi aussi par la suite, sans que je ne sache pourquoi- suivi de leur première communion, logique. Le prêtre était celui qui a fait l'enterrement de Pépé Karcher, quelques mois avant que l'on sache que tu arrives, le jour où nous sommes ressortis au Madeleine Plaza avec les autres... Soirée bof mais bon je n'étais peut être pas dans l'ambiance. J'ai appris que le poisson des abysses qui chasse grâce à une excroissance de chair lumineuse s'appelle le Sérat (le poisson lanterne) et que Dieu était pareil car il nous attirait par sa lumière (mais pas pour nous croquer ?). Quand tu seras grand, je pense que tu aimeras venir aux messes de Péronne ou Roisel : à la sortie de la messe des Rameaux, ils distribuent des ½ufs en chocolat, et à la veillée pascale, ce sont des morceaux de brioche...
Le soir, Ben t'as fait goûté un morceau de pomme, que tu as sucé pendant cinq bonnes minutes, mais sans dents, c'est difficile. Ben a fini par cacher le morceau de pomme, mais comme tu le cherchais, Clément t'en a tendu un autre et, le pauvre, s'est fait rabroué pour sa gentillesse... C'est l'heure du Baby haler. Vu que ce n'a pas l'air de marcher nous n'essayons plus de te calmer. La ventoline doit se prendre en une bouffée il me semble, chez l'adulte. Lorque tu pleures, tu cries à plein poumon, les valves fonctionnent mieux, bref je crois qu'il faut que tu pleures... snif ! Toi qui ne pleures presque jamais.
Au réveil, Clément a eu l'autorisation de se glisser dans mon lit, a tes cotés. "On dirait que c'est mon petit frère" a-t-il dit de sa voix zozotteuse qui lui donne un de ces charmes.
Encore hier, il m'a parlé de son T-shirt choubidou, qui signifie en fait Scoubidou. Ca me fait un peu penser à Cédric et son valabo... Vers 9h, ce sont les grands petits qui sont allés à la messe, Clément et Timothée. Cela nous a donné juste le temps de cacher les chocolats. Ne pas les mettre au soleil car ils vont fondre. Oui, mais comment faire vu que le soleil va encore bouger ? Fred a trouvé une solution, un très long câble électrique, suspendu au noyer centenaire, au bout duquel pend un ½uf Kinder. Le câble passe ensuite dans de vieilles lessiveuses en métal usé, pour augmenter la difficulté. Céline ne veut pas mettre de noms sur les ½ufs, Ben a peur que ce ne soit source de discorde. Nous verrons bien, si c'est le cas, nous ne recommencerons pas l'année prochaine, du moins est-ce mon avis.
Les petits arrivent, ils ont déjà mangé des chocolats à la messe, car le prêtre leur a dit qu'elles étaient déjà passées au pied de l'Autel. Ils ne voient rien tout de suite, c'est le but. Clément cours faire du Toboggan, sans même chercher à savoir si les cloches sont passées. Deux petits lapins lindt témoignent de leur passage. Timothée trouve une famille de lapin lindt, un parent et quatre lapereaux. Il y en a partout, ici, là, et encore là ? Là ? Non il n'y a rien dans la petite maison ! Derrière ? Dans le barbecue ! Dans le sapin, sous la grosse meule qui sert de table au centre du jardin. Le temps est doux, le ciel bleu, rien de mieux : l'année dernière il pleuvait ! Dans un parpaing, Timothée trouve un autre lapin, mais tellement pressé, ne voit pas qu'il n'y en a un en dessous. L'½uf perché est encore invisible à leurs yeux. Ca y est ! Comment le faire descendre ? Fred donne son conseil, il va falloir réfléchir, passer le câble à l'inverse de ce qu'il a fait, à travers toutes les poignées des vieilles lessiveuses. Tout le monde prends des photos. De superbes souvenirs se forment, dommage qu'il manque Anne-Claire et tous les Gaillets... Timothée commence a escalader le cerisier japonais -où quelqu'un a marqué le nom de Céline sur une boîte destinée à Papounet- sous l'½il bienveillant de Jésus crucifié qui surplombe le jardin. Et oui, dans le coin, tous les villages ont leur croix, à Vraignes, elle est devant le jardin. Papounet préviens ironiquement Timothée qu'il va se faire gronder par Granny car il risque d'abîmer le cerisier. Pauvre Granny, elle est en train de faire cuire les ½ufs à la neige, et n'assiste même pas à la chasse aux ½ufs.
Nous partageons. Les hommes sont dehors, avec le plus petit, les petits grands étant trop intéressés par le partage des ½ufs. Un ½uf rose en forme de Barbapapa semble ravir Clément, raté –et tant mieux hihihi- il est pour nous ! Chacun essaie d'expliquer ce que veulent les cloches. Des petits pots Blédina au chocolat ? Céline dit que c'est sûrement pour Calyxte. Tu as le droit de les manger mais nous attendrons car ton eczéma c'est étendu un peu partout sur ton corps. On dirait que les cloches ont copiées sur moi l'année dernière pour Luc-Maximin... Nous nous retrouvons chacun avec un carton rempli de chocolat. Petit poutou a eu un bateau en bois peint en vert et un petit camion rouge portant chacun un sachet de chocolat. Tu mordilleras le mât du bateau, nous mangerons les ½ufs. Grand Poutou a eu des Rafaello, car il adore cela (depuis qu'il m'a fait goûter de nouveau, j'aime... à sa plus grande déception.). Pour nous trois, une boite de fruits de mer, une barbapapa, un lapin Lindt cassé que je-ne-sais-plus-qui c'est proposé d'échanger mais cela m'est complètement égal qu'il soit cassé car il sera mangé, des minis carrés de chocolat noir... Ben fait passer des ½ufs de vache, ça c'est bien elle !
Timothée a eu une superbe tortue, et un poisson comme Clément. Nous les avons prises en photo ; il faut que cela reste. Moi je ne me souviens que dans ma mémoire du joli pingouin qu'une fois les cloches m'avaient apportées, dans son emballage de carton décoré sur le thème de Pâques, ou il faut passer l'anse pour enfin accéder au chocolat. Eux, c'est plus moderne, une boite en plastique transparent. Un poisson a commencé à fondre, à cause de l'effet de serre dessous.
Mais où est mon fils ? Il serait temps que je m'inquiète ! Non je plaisante, tu es dans les bras de Papounet, tu ne dois pas comprendre pourquoi tes cousins courent partout chercher des trucs qui se mangent. Tu verras dans deux ans ! Tu as un léger manteau blanc qui appartenait à Luc-Maximin. Papounet, t'expliques le fonctionnement du tracteur. Peut être y arriveras tu, car, un noël, je l'ai déballé à Gennevilliers. J'étais super excitée de l'essayer à Vraignes sur l'herbe, d'utiliser la petite remorque pour aider mon papa à déplacer l'herbe fraîchement tondue, mais je n'y suis jamais arrivée, car pas assez de force dans les jambes. Je n'ai réussi qu'à le faire fonctionner sur route (avec une voisine dans la remorque, en pleine vitesse dans la descente devant la maison...)
Papa devait prendre un train à 16h16, à ce qu'il m'a dit, mais il ne s'est pas pressé car a cru après me l'avoir dit, que celui-ci partait à 26. Tant pis. Nous allons défouler vos et nos petites jambes au Parc de Saint Quentin, tout près de la gare, tant mieux car tu arrives à 19h.
Timothée t'initie aux joies du toboggan entre ses jambes. Ensuite, j'essaie de te faire taper dans le ballon : crise de fou rire ! A la vue du ballon tes jambes s'agitent dans tous les sens, tu gazouilles encore plus. Lorsque le ballon est à tes pieds, tu les agites en tous sens afin de le faire avancer, et lorsque tu ne l'as plus, tu le suis des yeux ! Sans parler du véritable "baby foot" ou l'utilisation du balancement d'un bébé pour faire avancer le ballon... Là bas, l'herbe est verte de pâquerettes. Peu jouent au foot, car des canards barbotent en contrebas et il faut faire attention pour ne pas perdre le ballon. Assis dans l'herbe, tu découvres de nouvelles matières. Ben et Céline veulent refaire la vidéo d'Internet de la mamie qui shoote dans le bébé... Non mais ça ne va pas ???? Tu tombes, Céline me demande si j'ai filmé, je lui dit que non. La seconde fois oui, mais ce n'est pas marrant car cette fois-ci tu n'es pas content du tout d'avoir de la terre sur le visage. Je te cueille un pâquerette. Tu essayes de l'avaler, mais c'est non !
Nous retrouvons Papa, et rentrons manger. Avec Ben et Céline, nous commençons une conversation digressive, sans queue ni tête, en commençant a parler qu'hier nous avons été chez un vigile qui s'appelle Pascal. Papa me regarde bizarrement quand je lui demande s'il veut en dessert des ½ufs à la neige. Normal, il croit que ce sont des blancs battus en neige, mais bon il ne me le dira que demain !!! C'est une belle journée qui se finit... Cédric part fumer, je l'accompagne ; le ciel est beau, les étoiles brillantes, il faut en profiter. Nous appercevons la grande ourse, et tellement d'étoiles. Oh une étoile filante ! C'est tellement rare que je réussisse à en voir, et là nous sommes début avril ! Allez une petite farce à Ben et Fred qui dorment dans le froid, dans une caravane, en leur faisant croire qu'une bête féroce rode... Cela aurait pu marcher si je n'avais pas explosé de rire, comme font les enfants !