A la maternité.. Première rencontre !

A la maternité.. Première rencontre !
Ta venue au monde...


L'infirmière de nuit (la blonde) m'as encore réveillé a 3h pour prendre mon antibiotique, puis a 4 h pour me demander comment étaient les contractions... a 5 h j'avais l'impression étrange d'être couchée tandis que Cédric faisait griller du pain.. j'ai faim !!! ca m'enpeche de me rendormir...

Je réussis a peine a me rendormir avant six heures, a l'heure ou l'infirmière (toujours la blonde hyper sympa et ce n'est pas ironique) vient encore me demander si les contractions sont régulières.. je ne peux pas vraiment savoir vu que j'éssayait de dormir !!!!!!!

Je dois aller prendre ma douche tout de suite car je vais descendre en salle de travail juste pour être examinée soit disant.. je n'ai le temps que de prendre la douche et en sortant... splash ! Les douches sont tellement sales, moisies et l'évacuation bouchée qu'elles débordent et dans la petite salle de bain ca va car le carelage est anti dérapant mais pas le couloir.. Et encore un bleu surement... je reste accroupie par terre pour reprendre mes esprits... l'infirmière est au bout du couloir... Je ne sais pas si je dois l'appeler ou pas... Elle se retourne et vient me relever... moi je suis un peu surprise... Je suis vieille... j'oublie toujours quelquechose pour prendre ma douche, je ne seras pas tombée si j'avais tout pris d'un coup... En sortant je demande a l'autre infirmière de nuit ce que je dois prendre... Rien, me dit elle, donc meme pas le temps de prendre mon portable pour appeler cédric, une sage femme s'en chargera, ni l'appareil photo ni tout tes petits habits qui sont délicatement rangés dans un sac poubelle bleu pour qu'ils restent bien au propre... La seule chose que j'ai sur moi, ce sont mon soutif ma ptite culotte et une blouse en non tissé (normalement je ne devrais avoir que ca mais pas question que je descende comme ca) et l'homéopathie.. ca on ne sais jamais...

Arrivée en salle on m'explique que je vais rester, donc j'ai bien fait de prendre l'homéopathie.. J'entends la sage femme qui appelles Cédric... il est sept heure je suis tellement pressée qu'il arrive.. je stresse... Encore sous monitoring donc j'entends ton c½ur... bientôt je vais te voir... je suis impatiente d'avoir fini et de te porter dans mes bras !!!

Le voila qui arrive, la tete ou les poules ont l'½uf.. il a lui aussi mal dormi.. (la couette a du prendre de la place hihihihihi)... Mais moi j'ai faim !!!!! L'infirmière qui m'as descendu m'as avoué que c'était elle qui faisait griller son pain a l'autre bout du couloir, mais lorsque l'on a faim... on sens tout !!! Ma première question a l'infirmière blonde a été pour savoir si oui ou non j'aurais mon petit déjeuner... Arrivée en salle de travail on m'as dit que non, une aide soignante était prete a aller me trouver un ptit truc mais ca ne s'est pas fait...Cédric a son sac alors entre deux visite je m'engouffre quelques pailles d'or... espérons que ca fera passer la faim... Une autre sage femme arrive, assistée d'une élève sage femme elle demande si elle peut m'examiner, j'accepte... il faut bien apprendre meme si j'aimerai que ça ne se fasse pas sur moi...

Je suis sous perfusion d'ocytocine depuis 7h, je ne sais pas si c'est pour le déclencher ou pour l'activer mais ce dont je suis sure c'est que ca sera pour aujourd'hui !! a 10 h je suis a dilatation complete.. ca ne devrait plus durer longtemps !!! ca doit faire une heure que je suis sous péridurale... je commence a avoir des démangeaisons... Les deux injections de morphiniques m'entrainent dans des reves ou le seul son qui me parvient est celui de ton petit c½ur, via le monitoring... le bruit de ton c½ur se transforme en bruit de train, et l'odeur du masque a oxigène rappelle l'odeur des foins fraichements coupés.. je me sens bien pendant une heure et ca commence a pousser.

Le temps passe et meme avec la péridurale je commence un peu a avoir mal.. enfin c'est difficile a définir, c'est surtout que je sens que ca pousse la seule chose dont je suis sure c'est que c'est affreusement désagréable... mais je n'arrive pas a déterminer si le plus désagréable est cette sensation de poussée ou cette "douleur"... En plus je suis anesthésiée en diagonale, je sens la douleur dans la cuisse droite et pas dans la gaushe et inversement pour les reins...

Enfin la sage femme revient.. je me sens dans les vapes, total:ement. Elle m'explique qu'il va falloir pousser, moi je me réveille juste j'aimerai bien dormir un peu et remettre ca a demain... Cédric aussi a fait une petite sieste j'ai l'impression...

Vient le moment de pousser, comme pour aller au toilettes lorsque l'on est constipée.. j'ai tellement peur que ca aboutisse au meme résultat, mais bon a ce qu'il parait c'est courant, meme si c'est génant... Elles doivent être habituéees a en voir d'autres...

Vient la première pousssée. Je regarde le monito pour voir quand sont mes contractions car j'ai peur d'en rater une. La sage femme le remarque et éteint le monito, il va falloir que je ne fasse confiance qu'a ce que je ressent. Ca y est je pousse, vraiment plus fort que ce que je faisait jusqu'à la... avant j'avais l'impression que le fait de pousser rendait les choses moins désagréables. Je doit pousser trois fois par contractions. Auy bout de quelques contractions Cédric appercoit une meche de cheveux, et moi j'ai les larmes aux yeux. Je vais enfin te rencontrer mon amour. Je doit pousser mais je n'y arrive pas. J'ai mal. Je suis pressée que ça finisse. La sage femme m'explique que l'on y arrivera jamais comme ca, qu'il me faudra surement un coup de pouce. D'un coup je prends peur : qu'entends-t-elle par "coup de pouce" ? une césarienne ? Cela me donne mille fois plus de force pour pousser mais je crois que j'atteinds la limite. En fait les coups de pouce seront la ventouse ou les spatules... c'est déjà mieux je n'aurai pas une affreuse cicatrice sur le ventre... Mais meme comme cela je n'arrive pas a pousser. Elle me réexplique mais je n'y arrive pas, du moins ce que je fais n'est pas assez efficace. Un bidon de savon est vidé mais cela ne t'aide pas...

Une autre sage femme arrive et je vois dans le couloir le professeur Domergues, chef du service. Je remarque d'un coup le monde qu'il y a autrour de nous et je commence a paniquer. Meme l'anesthésiste est là, c'est celle que l'on a rencontré en consultation. Lorsque je pousse, je fais des grimaces et il m'arrive de pousser un petit cri car je n'y arrive pas. Cédric a l'air inquiet en tout cas moi je le suit. L'anesthésiste me dispute un peu car selon elle je concentre mon énergie dans les grimaces, mais je n'y peux absolument rien. Je voulais accoucher accroupie mais je suis allongée, je crois que je n'ai pas le choix. Je serre les poignées a chaque poussée, je les écrase... Je veux que ca finisse... en fait tant pis pour la cicatrice du moment que ca finisse, c'est ce que j'en vient a penser. La seconde sage femme sort les spatules, je ne sais pas qui les a amener mais elles sont impressionnantes, elles doivent mesurer dans les 40 cm de haut avec des crochets a un bout. Elle les utilise. Je sens que ca remue dans le ventre et j'ai mal, enfin plutot c'est tellement désagréable que j'en ai les larmes aux yeux encore une fois. Ce qui me remonte le moral c'est que cela va bientôt être fini.. enfin ! Je suis rassurée, il ne s'est rien passé de genant... Ca me faisait peur, et, ca a beau etre courant je ne voulais pas que ca m'arrive !

Encore quelques poussées et ca va y être... Ca y est... J'entends un cri... surement le plus joli et celui qui me marquera le plus... Il est 14 h 35 et Calyxte Chrislain Céderick Pichereau est venu au monde, fils de Karcher Cathel et de Pichereau Cédric. snif snif

On te pose sur mon ventre, tu es tout visqueux et tu glisses. Tu ne pleures déjà plus. Je te regarde mais tu regarde a droite, du coté du monito. Je suis exténuée et surtout surprise : je savais qu'en étant enceinte j'allais avoir un bébé mais le fait de te voir, toi petit être vivant sur moi, c'est impressionnant . Ca y est nous sommes parents. Je ne le crosi pas. Je pleure. Je n'arrive pas a y croire que j'ai réussit.. enfin pas toute seule c'est vrai mais bon... Je n'ai meme pas été capable de te sortir toute seule. Papa te dit bonjour et ils t'enlevent pour t'emmener de l'autre coté de la salle de travail sous une genre de "chauffeuse" ou ils vont t'examiner et papa va t'habiller. J'ai envie de te garder près de moi mais je voudrais que tout cela soit fini, que l'on se fasse des calins, que je te vois. Je n'ai meme pas vu ton visage, je n'ai vu que tes cheveux. Papa ne t'auras pas coupé le cordon. Tant pis.

On attend le placenta, qui permettait de te nourrir. C'est un disque visqueux tout plein de sang. La sage femme l'examine et me le montre. Elle regarde si aucun morceau n'est resté a l'intérieur. Apparemment non. Elle me recoud donc. Apperemment, les femmes qui viennent d'accoucher ne sont pas interessées par le placenta, c'est pour cela que la sage femme est étonnée que je lui demande de me le montrer. C'est quelquechose de moi, un organe qui sort en dehors du corps, alors je veux voir ! et puis tu n'es pas a coté de moi et j'aurai toute ma vie pour t'admirer... et juste quelques seconde pour voir la "'chose" qui me permettait de te nourrir !

Papa s'occupe de toi et demande des choses a la sage femme ou a je-ne-sais-pas-qui qui est auprès de toi.

Cédric viens me voir avec toi dans ses bras. Je vous aime tellement... je ne veux pas te prendre car je suis exténuée et j'aimerai profiter pleinement de toi. Mais je craque et je me force en meme temps et en fait je suis loin d'être décue. Une fois posé sur moi tu me regarde longuement : cela doit être le premier regard, rempli de force et de tendresse en meme temps.

Papa et Maman (les miens) attendent depuis 2 h dehors... ils doivent s'inquieter mais bon ils sont venus car ils n'avaient pas de nouvelles. En fait je saigne beaucoup trop apparemment alors la sage femme va explorer l'utérus. Elle me fait mal. Très mal. Beaucoup plus que tout a l'heure quand tu es sorti. Elle appuie sur le ventre et me forme un bleu et examine de l'autre main. Elle va revenir voir d'ici une demi heure, puis une autre puis une autre. On attends voir si les saignements régressent. Je suis sure qu'ils vont devoir recommencer. La péridurale commence a ne plus faire son effet. Je suis stressée. Papa profite de toi, il en a de la chance, les avantages sans les incovénients !!

Dernier examen, je me relache d'un coup.. l'infirmière Muriel est a coté de moi, elle est douce et sympa, ce qui change énormément de l'anesthésiste. Elle me tient la main lors du dernier examen, je la lui serre, mais c'est bon il n'y a pas besoin de retourner voir l'utérus, c'est cela qui me permet de me relacher. Cédric est parti voir mes parents, car toi, ils t'ont monté a la creche. J'aimerai lui dire pour qu'il les emmene te voir, depuis le temps qu'ils attendent !! On va me remonter, la péridurale ne fait presque plus son effet car je sens mes jambes un peu engourdies. Je vais monter dans la chambre en fauteuil roulant. Je doit avoir une sale tete, mais je n'en ai rien a faire car 1) je suis maman et 2) je suis exténuée, tellement exténuée que je n'ai pas envie de te prendre dans les bras, j'ai peur de te faire tomber, de te faire du mal. Cédric te porte et moi je te vois, tu es beau, malgré tous tes bleus et ton collyre orange dans l'½il tu es beau... normal tu es notre fils et nous t'aimons déjà...


Ils ont appelé quelqu'un pour m'emmener dans la chambre, la baudelocque 14, la meme. Un "garcon" qui me demande comment tu t'appelles, et me demande si ca va car il sait que tout ne s'est pas très bien passé. Il m'aide a me lever car aprsès une péridurale on tombe facilement. En plus c'est pas top la blouse en non tissé transparente sexy non ?.. NON ! Vu la tete que j'ai ! Je ne savais pas que l'on pouvait perdre autant de sang. Cédric me disait que cela ressemblait a une scene de crime...

En partant je dis merci a tout le monde. Toutes celles qui m'avaient félicitées en salle de travail d'unh "bravo" que je ne trouvait pas du tout mérité, car je n'avais meme pas réussi a te sortir...

Dans l'ascensseur il a l'air surpris de savoir dans quelle chambre je suis. Je lui explique que je suis la depuis samedi. Les infimières vont me dire "enfin" !! celle de nuit –celle qui faisait griller son pain- était surprise de me voir encore la hier soir et la sage femme que l'on avait croisé hier en rentrant des admissions aussi.

Papa et Maman, et ton papa t'attendent dans ma chambre. Papounet prends plein de photo de toi, et aussi de moi, meme si je ne suis pas très d'aaccord. J'ai vu ma tete quand cédric a prise une photo de nous. Ils sont tellement contents tes grands parents. Papounet finit la pelicule histoire de le mettre a développer le plus rapidement (ah ce papounet et ses photos !) et ils partent. J'ai besoin de me reposer. Quelqu'un passe et je lui demande mon plateau repas, j'ai faim depuis 24 h !! a peine demandé, le voila qui arrive, je n'aurais pas du embeter cette infirmière en fait.

Cela fait deux fois que je te met sur mon sein droit mais tu n'as pas l'air d'en vouloir. Je suis tellement fatiguée que je n'ai pas envie d'insister en fait. Une infirmière de nuit (une femme noire assez forte) me pince le sein et me fait un peu mal. En fait je n'ai pas envie d'avoir mal. Je me suis fait un bleu en poussant en meme temps que le brassard se gonflait, et j'ai encore le cathéter avec la perfusion, l'infirmière m'as fait un peu mal aussi en vidant le petit tube qui s'était rempli de sang et en le réinjectant. Je veux me reposer, je veux dormir, je dois être égoiste.

Les infirmières m'expliquent qu'elles peuvent te garder un petit peu cette nuit. J'en ai envie mais d'un coté ce n'est pas une attitude mère indigne ? elles m'explique qu'elles te donneront a manger a la seringue histoire que tu ne te fasse pas au biberon et refuse le sein après... J'ai essayé de te donner le sein couchée mais je ne suis pas a l'aise, je préfère assise, meme si elles me soutiennent que cela est plus facile couchée je préfère assise. Je te donne le sein droit, celui qui est le plus petit mais tu n''en veux pas. Je te confie donc a elles, j'ai un petit pincement au c½ur. Les deux infirmières doivent te ramener a une heure du matin, mais en fait elles ne te ramenent que vers 4h. Quand l'infirmière te ramene je regarde l'heure : j'ai très bien dormi, d'une traite, sans entendre les pleurs des autres bébés. J'ai eu un peu de mal a m'endormir car je pensait a toi mais j'ai quand meme bien vite sombré dans le sommeil.

Je décide donc de passer au biberon. Je suis fatiguée on verra ca demain. Je vais a la creche chercher un biberon de lait Gallia hypoallergénique de 90 ml que je vais te donner. Tu as du mal a prendre, tu en met partout et tu vomis un peu. Quand je reviens dans la creche elles me demandent combien tu as pris et quand je leur dit que je t'ai donné tout le biberon elles ont l'air surprise et m'expliquent qu'il ne fallait t'en donner que 20 ml... mais comment pouvais-je savoir ? c'est la première fois que je m'occupe d'un petit bébé comme toi... Elle se moque de moi, si j'avais su... cela doit être leur caractère car elles ont déjà eu une drole de réaction quand on a vu que l'allaitement ne marchait pas, elles ne m'ont pas du tout encouragée a continuer.

A la crèche, j'apprends que dans chaque petit panier rouge il y a le nécéssaire pour un change, des couches, un gants pour te laver les fesses et du papier. Une fois que tu es propre, je dois désinfecter le matelas a langer et jeter le papier qui était dessus. Quand je te prends dans les bras tu n'ouvre meme pas les yeux. A peine le biberon bu tu as fait un rot et fermé les yeux. Tu es beau. Tu es splendide. Je t'aime tellement. Normal tu es mon fils.

Rien que le fait d'etre sorti de moi je trouvais cela un peu magique. Bien sur certains comme Papa disent "ben oui, il était dans ton ventre tu voulais qu'il fasse quoi ?". C'est tellement étrange de se dire que l'on est enceinte, de se sentir grossir, puis de sentir les premiers mouvements que l'on confond avec les intestins... Puis ensuite de sentir ton hoquet, qui commence a se calmer en chantant ce qui deviendras ta chanson préférée une fois devenu bébé...

Ensuite on se prépare a ta venue, mais sans vraiment savoir comment tu feras pour sortir. Bien sur, nous savons ce qu'est l'accouchement, mais cela est vague, flou, et surtout l'on arrive pas a réaliser malgré les cours de prépa a l'accouchement. Je me souviens avoir répété en salle de travail "on va avoir un bébé, on va avoir un bébé". Le passage du stade foetus a bébé est dur je trouve. En une journée, tu faisait partie de moi, moi seule profitais de toi et puis tu es sorti, tout le monde pouvait te voir, te caresser, et moi, j'étais vide, si vide... Plus de ventre a caresser, plus tes coups de pieds qui me remontaient le moral et me disait que je devais prendre soin de moi pour prendre soin de toi. L'accouchement c'est une suite logique, mais je pense qu'on ne le réalise que lorsque l'on accouche... C'est tellement bizarre... J'ai beau avoir eu des cours de développement en licence je ne réalise que maintenant a quel point c'est surprenant... Je ne trouve meme pas les mots...

J'ai peur de te voir grandir trop vite, de ne pas en profiter.. J'ai meme du mal a en profiter car il y a toujours mille choses a faire... Et quand je pense au jour où tu rentreras de boite en ayant un peu abusé sur la Vodka-Orange.... Mieux vaut ne pas y penser !!


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Venez voir mon joli faire-part qu'a fait maman pendant qu'elle s'ennuyait couchée en juillet !!!!

# Posté le vendredi 29 septembre 2006 11:13

Modifié le dimanche 13 mai 2007 10:51

La grossesse et la maternité sans Toi

La grossesse et la maternité sans Toi
Tes premiers jours dans mon ventre

Je suis allé chercher un test de grossesse dans une pharmacie avenue d'Italie. J'ai longtemps hésité à le faire... J'étais partagée entre la déception de faire un test encore négatif, que le résultat soit positif, le bonheur de ne pas être enceinte et la joie d'être enceinte. Il ne faut pas boire dans les deux heures avant le test mais, étrangement, cette fois-ci je n'arrivais pas à faire pipi. J'étais tellement excitée que je ne pouvais pas réviser, je me suis installée sur le canapé, avec la boite sur la table basse, mais sans réussir a me concentrer. Je connaissais le mode d'emploi du test par c½ur. Au bout d'un moment je suis allé aux toilettes pour faire pipi sur le petit bâton.

Je l'ai essuyé et mis bien à plat sur la table basse et la bande du test est apparu plus vite que la bande de contrôle. Je ne pensais pas que le test était si rapide... Enfin voilà j'étais enceinte... aïe aïe aïe !!!! J'étais excitée, je me suis mise à rire à sautiller. J'ai pris mon portable et j'avais envie d'appeler tout le monde... mais voilà, à qui devais-je en parler ? Non pas à Cédric c'était quelquechose de trop précieux pour le dire au téléphone, enfin au Papa du moins.

Ma première réaction a été d'appeler Bénédicte. Je lui annonce notre petit oubli. Elle me demande si j'ai fait un test. J'acquiesce. Grand blanc. Elle comprends. Je lui dit qu'il était très positif et très vite. C'est à ce moment qu'elle m'a demandé ce que je comptais faire, le garder ou non. Dans ma tête, j'avais un gros doute, mais seule la première proposition paraissait etre la meilleure pour moi. Ben m'as demandé ce que Cédric voulait. Nous en avions beaucoup parlé, mais j'avais toujours le doute qu'il change d'avis devant le fait accompli. Après avoir raccroché, je me mis à réfléchir. Pendant ce temps-là Ben appelait Anne-Claire en lui disant qu'elle avait rêvé que sa petite s½ur était enceinte, elle rigolait pensant que ce n'était qu'un rêve. Ben me rappela, puis je rappelai Anne-Claire en lui demandant ce qu'elle pensait de mon rêve. Elle me demanda si ce n'était qu'un rêve et je lui dis que non... Elle aussi me demanda ce que je comptais faire...

J'ai appelé Cédric -chez ses parents- en lui disant que j'avais besoin de lui. Il me proposa de rentrer juste pour la nuit le jeudi soir. Le jeudi matin je suis parti faire la prise de sang pour la β-HCG. Les résultats devaient être prêt pour cinq heures. Il ne fallait pas que Cédric rentre avant cette heure ! Lorsque je suis allé la chercher j'étais tellement impatiente... Devant aller à Monoprix je décidai d'y passer en revenant. Mais il était trop tôt d'une demi-heure. Je rentra ranger les courses puis je repartis. La prise de sang indiquait 2000. Je demandais confirmation à une technicienne. J'étais heureuse.

En rentrant, en attendant Cédric, je pris la boite de chocolat Suchard Imagine que Céline avait offert à Cédric pour noël, la vida et arracha un ruban bleu du sapin en plastique de l'entrée. Un tout petit sapin que Cédric avait acheté pour sa petite chambre, déjà tout décoré, mais qui ne sentait absolument rien. Je pris un petit ruban bleu qui entourant une plante ou cadeau je ne sais même plus. J'enroula le test dans le résultat de la prise de sang et je noua un ruban bleu d'un coté et un ruban rose de l'autre, le remis dans la boite de chocolat vide puis dans le papier cadeau. Je regardais constamment l'heure en attendant qu'Il revienne. Je ne pouvais plus de cette impatience.

Quand il arriva –enfin- il se débarrassa, pris le cadeau. Lorsque je l'avais appelé la veille et le jour même, il avait bien vu que je n'étais pas dans mon état, que j'étais déprimée et que j'avais besoin de lui. Il s'inquiétait mais ne se doutait de rien ! "Qu'est ce que c'est ?" ah ah grande question ! Il fut encore plus étonné lorsqu'il ouvrit le paquet... "Encore des Suchard ?" "Non mon chéri ouvre". J'avais vraiment le c½ur au bord des yeux comme on dit... les larmes prêtes à sortir à cause de l'émotion. Quand il ouvrit il vit la feuille de papier. Puis, en l'ouvrant le test. Je vis un large sourire s'ouvrir puis un "tu es enceinte". Là c'était trop les larmes sortit lorsque je prononça un "oui". A ce moment là il me prit dans ses bras. Il était content du moins c'était sa première réaction.

Après vint l'inquiétude "et tes parents ? Mais comment vas-t-on faire ?" Si heureux d'un coté mais tellement inquiet... Le lendemain matin il est reparti travailler avec son père et est revenu le soir... Ça m'a soulagé de le lui dire...

Je suis rentrée le vendredi soir mais Papa et Maman étaient sortis... Quel dommage, moi qui étais tellement motivée pour en parler à Maman... Elle est rentrée trop tard... Le matin je ne pouvais pas le rendormir tellement j'étais excitée. Vers 7-8 h je me suis levée et installée dans le poäng près du buffet en feuilletant un magazine dont je n'avait rien à faire et que Papa et Maman avaient du recevoir gratuitement. J'entendais Maman beurrer son pain et boire son café au lait.

"- Maman, j'ai quelquechose à te dire...
- Oui... Demanda-t-elle intriguée et inquiète à la fois
- Ben voilà, avec Cédric ça fait longtemps qu'on en parle et nous voudrions emménager ensemble... Surtout que depuis qu'il à l'appart... Je ne vois pas pourquoi attendre... Qu'est ce qu'il y a ?... On pensait faire ça le week-end prochain
- Ah si vite... En plus en plein durant tes examens... Je m'en doutais que t'irais habiter chez lui, mais je pensais que ça se passerait à la rentrée prochaine
- Bah a quoi sert d'attendre ? Tu nous aiderais à déménager ? Ben et Fred pourraient m'aider...
- Je ne sais pas... Ben est au courant ? Tu aurais pu nous l'annoncer avec Cédric à ton père et moi ?
- Oui, je viens de lui en parler... Je ne savais pas comment vous l'annoncer.
- Tu aurais pus me l'annoncer autrement que vite fait comme ça... Ne l'annonce pas aujourd'hui à ton père, laisse-lui profiter du réveillon !"

Maman partit en courses peu de temps après, de mon coté j'en profitai pour préparer mes affaires pour le soir et de mettre mon jumbé dans un grand sac en plastique de chez André dans lequel j'avais ramené mes jolis bottes marron. Quand je partis Papa était au téléphone, il me demandât où je partis. Quand Maman revint, j'étais dans le 304 direction le métro. Son premier message me disait que j'aurais pu attendre qu'elle rentre avant de partir, et qu'elle ne comprenait pas pourquoi j'étais revenue juste pour lui annoncer. Je lui ai répondu que j'étais revenue pour les voir mais qu'ils n'étaient pas là... Sa réponse fut de me dire que lorsqu'on a le courage de ses actes on se marie, ce dont je suis d'accord avec elle mais il faut les moyens pour se marier -je ne suis pas contre, bien au contraire- et je l'envoya. Sa dernière réponse –après quoi je laissa tomber car il y a certains cas que l'on ne peut convaincre- fut de me dire que pour vivre ensemble aussi, ce qui est vrai mais je choisis de laisser tomber.

Le lendemain du réveillon, Christophe et julien sont revenus. Je suis partie pour rentrer à la maison. Maman me faisait la tête. Le lendemain Cédric est passé et nous en avions parlé à Papa autour de la table, tous les quatre. Maman s'est remise à pleurer et à me faire des remarques désobligeantes. Papa a tout de suite pensé que j'allais rater ma vie et que je devais arrêter mes études.

Après cela, j'appela Anne-Claire avec le sans fil amené à Papa et Maman par Papa noël. Anne-Claire me demanda si j'avais parlé à Papa et Maman. Le problème était que le son de l'écouteur était mal réglé et que tout le monde entendit tout. J'essayais de baisser le son mais la seule chose que j'arrivais à faire était de faire des bip. Maman et Papa avaient tout compris. Papa me demanda si j'essayais de baisser le haut parleur et je dis non, toute rouge. Papa nous emmena chez Anne-Claire avec la voiture et reparti a pied de façon à nous la laisser. J'expliquai le problème à Anne-claire qui comprit directement sa gaffe. D'un coté j'étais heureuse car cela montrait à Maman que Anne-Claire était au courant et que deux de ses filles étaient au courant avant elle.

Durant la semaine je préparais des cartons. Papa frappait constamment en me demandant si j'avais besoin de bacs ou plastiques ou de cartons, Maman, elle, me déposait mes affaires sans rien dire devant ma porte ou alors frappait et me donnait les affaires sans dire grand'chose.


Annonce au beaux-parents !

Nous partîmes chez les parents de Cédric le vendredi soir pour leur annoncer et chercher la voiture. Je ne savais pas comment il allait leur annoncer et je me rendais compte que j'avais eu moins de mal à en parler au miens. Nous parlions de tout et de rien pendant le repas. Plus tard dans la soirée nous rejoignîmes ses parents devant la télé...

"- Papa, Maman, vous ne vous demandez pas pourquoi on a besoin de la voiture ?
- Vous devez en avoir besoin, mais si vous demandez pourquoi... Pourquoi ?
- Le week-end prochain, nous emménageons ensemble, dit-il en me tenant la main
- Ah... Et bah c'est bien, et tes parents qu'en pensent-ils ?
- Ça a été dur...
- Ah oui que faites-vous le dimanche 15... si vous vouliez venir manger la galette avec les parents de KTL"

Ouf ! Voilà c'est dit ! Quelques minutes après nous repartions en voiture pour un trajet rempli de disputes et d'incompréhension mutuelles lié à la mauvaise mémoire de Cédric pour les dates et dont celle de l'échographie...

Pour l'annonce de ton arrivée, nous étions dans la cuisine, tous les six (avec Gilles, Stéphanie, Océane et Célia –les deux petites dessinaient dans le salon-, autour d'un thé. J'aurai aimé que Cédric profite du moment ou ses parents découvraient la chose, mais lui non il cherchait du Jus d'orange. J'essayais de m'approcher de lui mais il me fuyait. J'aurai voulu lui tenir la main lorsque ses parents lisaient, mais lui non, préférant ouvrir, étagère, frigo et tout le reste. Dès que je m'approchais de lui, il fuyait... Il vint vers moi lorsque tout était fini, c'est-à-dire trop tard. On nous demandas si c'était voulu. Je répondis que non et répondu que s'il était là nous le gardions. Ils nous firent part de leurs inquiétudes, mais moi, sur la défensive, je ressentais des reproches... En fait ce n'était peut être pas des reproches mais tout simplement un étonnement due à que nous l'ayions gardé...


Première échographie :

Le médecin nous a reçu, très aimablement... Après quelques questions il me demanda de m'allonger sur la table. Je me sentais à l'aise, lui expliquant mes craintes à propos de ton petit c½ur. Il était amusant et plaisantais. J'avais les larmes aux yeux en te redécouvrant, (non en te découvrant vu que nous avions passé une échographie aux urgences). La première fois je n'avais vu qu'un petit haricot avec des bourgeons de membres. Là tu était un f½tus, un bébé qui bougeait ses doigts, ses jambes... Toutes mes craintes s'étaient envolées, je te voyais en pleine forme. Ta nuque était claire apparemment, pas épaisse, tu n'est donc pas trisomique apparemment.

Tu es un garçon, j'en suis sure. Peut-être dis-je cela en espérant que ce ne soit pas le cas. Dans tout les cas je t'aimerais, ce n'est pas parce qu'un enfant n'est pas prévu qu'il n'est pas aimé ; je te le prouverais autant que je peux, mon amour. Je suis pressée de te trouver un prénom pour t'appeler et te parler, pour te dire que je t'aime....

Le médecin n'as pas voulu nous dire si oui ou non que tu étais un garçon, je lui ait dit que je pensais que tu en étais un. Il ne veux pas nous le dire avant la date limite de l'IVG... peux importe ton sexe, après t'avoir vu ainsi, je t'aime déja. Il nous a confié qu'il n'avait pas dormi pendant un mois à cause d'une femme ayant avorté d'une fille après s'être renseigné auprès de lui du sexe. Je comprends. Je lui ai assuré que nous voulions le garder, mais nous pourrions jouer un jeu...

Nous avons encore entendu ton c½ur battre. Tu mesures entre dix et douze centimètres et tu bouges dans tous les sens, j'ai même eu l'impression que tu suçais ton pouce. Un moment nous avons vu tes fesses, et je crois avoir vu un petit truc entre tes jambes, ce qui renforce mon impression. Cédric a eu la même impression. En rentrant je ne pensais qu'a toi, d'ailleurs ce fut le cas toute la journée. Pour Cédric c'est différent... Je pense que tu es mon bébé et que tu vas bien, mon col de l'utérus est bon, la vessie... Tout est parfait ! Toutes mes inquiétudes se sont envolées... même si je sais qu'elles reviendront par la suite... Je ne m'inquiète pas encore de quand tu seras né... J'aurais tout le temps par la suite.

Nous l'avons annoncé à nos amis une fois tout le monde arrivé le soir, pour la pendaison de crémaillère. J'ai passé un cadre photo à Kam-line en lui disant de regarder les photos... J'avais photocopié une photo de toi, collée sur un papier bleu au format photo, et l'avais glissé dans l'album. Elle est passée rapidement dessus. Audrey regardait en même temps. Je demandai a Kam-line de regarder la "photo sur fond bleu" et là, elle regarda attentivement... Lu la date... Et compris... Elle me posa la question... J'acquiesçai. Joy me pris dans les bras. Christophe et les autres paraissaient tout étonnés et ne comprenaient pas si cela était réel ou une plaisanterie. Mon stress retombait. J'avais envie de pleurer de joie. Jessica était déjà au courant a cause d'un videur-gaffeur.


Annonce à Papa et Maman

Ah, je l'annonce aux parents... Ils viennent d'arriver, Clément et Annabelle ont déjà repéré les lieux et leur parents l'odeur du poulet basquaise en train de mijoter, quand à moi j'ai repéré le gros cadeau. Mais qu'est-ce que cela peut-il bien être ?

Tout le monde est autour de la porte, mise sur deux tréteaux, sauf Anne-Claire qui tire son lait dans "le petit salon", c'est-à-dire la chambre ou le lit est en position canapé... J'attends que les parents et Mémé se placent cote a cote. ça y est... Où est Cédric ? Il ne me fera pas le même coup que pour ses parents, il restera à coté de moi Na ! Voilà Anne-Claire qui vient, même si elle et Bénédicte sont au courant elles vont faire comme si de rien n'était –c'est-à-dire ni étonnement ni trop de neutralité- je suis sensée les avoir mises au courant hier...

Je n'ai toujours pas trouvé comment leur annoncer, alors nous allons réutiliser la technique de la petite photo dans le cadre. Je leur donne le cadre en leur disant de bien regarder les photos. Maman la voit et remarque tout de suite le centre d'échographie et met du temps à réaliser... Non, ce n'est pas pour Anne-Claire, ni pour Bénédicte, c'est pour moi ! Enfin ! Enfin vas-t-on arrêter de me dire "tu verras quand tu en auras un" ou d'autres choses de ce genre. hihihi

Je crois que Maman à du mal à réaliser... Cette nuit j'ai eu tant de mal à dormir, j'ai fait trois rêves, enfin plutôt deux cauchemars et un rêve. Dans le premier Maman le prenait mal, très mal... Elle partait en claquant la porte et en me reniant presque. Le second elle était neutre et enfin pour le dernier elle était heureuse... Le second était en fait prémonitoire, même si l'on ne peut pas rêver de prémonitoire lorsque l'on rêve de toutes les modalités d'une situation. Ses yeux sont rouges... Papa plaisante... Je ne sais pas s'ils réalisant... ils me posent des questions... La tension redescend... Je peux en parler librement... Je suis heureuse en fait...

Déception pour le cadeau... Un second appareil à raclette... Je ne sais pas vraiment ce dont on a besoin... J'ai compris ce que c'était lorsque Anne-Claire et Bénédicte sont venues dans la chambre et ont –soi-disant- trouvé pratique notre appareil raclette-pierrade... Au moment de partir, maman regarda plus attentivement tes photos... Clément m'appuya sur le ventre en essayant de sentir le bébé qui était dedans, selon ce que lui avait expliqué sa mère. Il trouve cela bizarre.

Je suis heureuse que tout le monde soit venu mais je n'en peux plus des hurlements des deux petits, de leurs bagarres futiles et égoïstes à propos d'un jouet kinder. Mais il faut que je m'y fasse... seul Luc-Maximin est sage. Les voilà partis.... Cédric aide tout le monde à descendre. Je me pose sur le canapé et scrute l'écran de télé noir. Je suis extenuée mais tellement bien, tout le monde est au courant.


2 septembre

Mercredi, ton parrain et ta marraine se sont rencontré, et, cette dernière nous a ramené une nouvelle caisse d'affaires pour t'habiller... il faut donc que je la range meme si
je ne suis vraiment pas en forme... C'est vrai, hier nous sommes allés a la défense pour marcher un peu et trainer avant d'aller diner chez Papa et Maman... Moralité, a peine rentré a l'appart j'avais des douleurs au ventre... alors je suis partie me coucher...

En fait, ce matin je me suis levée a sept heures et j'ai remarqué que mes petites douleurs dans le ventre étaient assez régulières, et, d'ailleurs c'est a c ause d'elle que j'ai mal dormi...je souris quand je note les heures auxquelles elles sont apparues.. mais disparaissent... ce ne sera surement pas pour aujourd'hui... tant pis...

En rangeant le linge je téléphone a Céline, tandis que Cédric fait le ménage dans la salle de bain, nous nous sommes répartis les taches pour aller plus vite car nous sommes tous les deux de grosse faignasses. En téléphonant a Céline j'ai une impression un peu bizarre.. Cela doit etre un des troubles de la grossesse hihihi.. Ca fait deux fois que je me change, alors j'appelle Anne-Claire qui me dit que c'est peut être une fissuration de la poche des eaux, ce dont je me doutais mais que je refusait de peur de m'emballer... Nous allons partir a la maternité mais avant ca douche et je me coiffe, on ne sais jamais, peut être que je ne reviendrais pas ce soir, mais ca je m'abstient bien de le dire a Cédric car il a l'air inquiet enfin plutot décu que tu viennes si vite et pas le jour ou il l'avais décidé (le 8 septembre a 14 h !!!)... et puis il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué comme on dit !!

Dans le métro, je préfère rester debout... On ne sait jamais... Si ca peut accélerer...

A la maternité une sage femme fait un test pour savoir si c'était bien du liquide amniotique ou des pertes blanches... Le test lui-même est douteux... et le col n'est ouvert qu'a deux centimetres... Mais elle nous dit qu'il faut considérer la poche rompue au cas ou.. donc on me garde (j'ai bien fait pour la douche, le shampoing et pour me coiffer !!!). Mais peut être que pour 24h, car si je ne reperds rien ca devait être des pertes blanches me dit-ellle. On me met sous monitoring, qui ne marche que la seconde fois (une demi heure de perdue) et la je vois que les contractions sont assez régulières...

Enfin on monte dans la chambre, tandis que Cédric part pour payer la télé a l'autre bout de l'hopital car sinon je risque de bien m'embeter ce soir... La chambre est juste a coté de la creche, autrement dit l'endroit ou toutes les mamans vont changer leurs tout ptits bouts !! Cette nuit je sens que je vais mal dormir...Il est 19h alors le plateau repas arrive.. miam !!! (c'est ironique) en tout cas, ce n'est peut être pas très bon mais c'est équilibré... ca me permettra d'attendre que Cédric revienne en taxi avec la valise.

Je ne range pas ma valise dans le placard car je vais surment rentrer demain.. enfin je veux bien qu'ils me gardent mais dans ce cas ils te déclenchent !! je ne tiendrais pas une semaine comme ca... Allez je vais regarder lost, meme si je n'aime pas trop et au dodo... Une infirmière de nuit doit venir me réveiller vers 3 h pour me donner du clamoxyl pour éviter une infection au cas ou la poche des eaux est rompue.


3 septembre :

J'ai encore mal dormi cette nuit, je suis exténuée... les contractions sont toutes les 8 à 10 miinutes depuis ce matin... j'ai commencé a compter au petit déjeuner (comme c'était dimanche j'ai eu le droit a un petit pain et un croissant, la classe !!) et meme ce midi pendant le Paris-Brest (miam miam). L'infirmière me dit que je ne sortirais pas de toute facon car la poche des eaux étais considérée comme rompue... mais de l'autre coté elle ne sais pas quand on me déclenchera, du moins si on me/te déclenche...

Depuis 9 h j'attends le monitoring, qui n'est posé qu'a 15h... ce matin je pensais que Cédric allait passer mais non... il a dormi jusqu'à 11h30 le chanceux.. il n'as pas de douleurs qui le réveille ou l'empeche de dormir... En plus il fait une chaleur de malade...

# Posté le vendredi 29 septembre 2006 11:12

Modifié le jeudi 15 février 2007 01:20